LES ÉCHANGES GAZEUX ET PRANAYAMA

Une bonne respiration est importante pour bien vivre, corps et esprit.

Une bonne respiration est importante pour les échanges gazeux, l’harmonie, l’équilibre corporel et la fonction digestive. Une petite explication sur ce processus intéressant s’impose. Le corps a besoin d’oxygène pour transformer les sucres qu’on mange en énergie et les cellules du corps a besoin d’éliminer le gaz toxique, le dioxyde de carbone, un produit dérivé de la digestion pour continuer à bien fonctionner. Les échanges gazeux comprennent l’échange de ces deux gaz respiratoires : le dioxyde de carbone, qui passe de la cellule à l’environnement et l’oxygène qui passe de l’environnement aux cellules à travers les poumons.

L’oxygène est une nourriture indispensable aux muscles, aux cellules, aux nerfs, au sang et au cerveau. Saviez-vous que notre cerveau pèse +- 1,3 kg soit environ 2 ou 3 % du poids du corps ? Malgré sa petite taille, le cerveau est très gourmand en consommation d’oxygène : il consomme jusqu’à 25% du sang oxygène envoyé par chaque battement de cœur. La respiration augmente l’oxygène dans les poumons et dans le sang. Bien respirer est bien vivre. Le yoga et les exercices de pranayama (techniques de respiration) peuvent vous aider à mieux respirer.
Le pranayama est une pratique de respiration qui revitalise le corps et l’esprit et augmente l’apport d’oxygène au cerveau, aux organes et tissus du corps.

PHYSIOLOGIE DE LA RESPIRATION : (en détail)

Echanges gazeux entre les alvéoles pulmonaires et le sang.


LES ÉCHANGES GAZEUX ENTRE LE SANG (CELLULES DE L’ORGANISME) ET L’AIR EXTÉRIEUR.
Les échanges gazeux permettent d’échanger les gaz nocifs et les gaz indispensables au corps. Le lieu des échanges gazeux entre l’air et le sang a lieu dans les alvéoles pulmonaires (les alvéoles sont de petits sacs qui sont situés au bout des bronchioles)

Ce processus est nécessaire parce qu’il permet à l’oxygène (dioxyde) de l’extérieur d’entrer dans le corps et d’atteindre plus particulièrement les cellules comme source de l’énergie. Cette énergie est utilisée par le cycle de la respiration (le cycle de Krebs).
II permet également au dioxyde de carbone, (un produit nocif en haute quantité) d’être éliminé sous forme d’acide carbonique. Trop de dioxyde de carbone peut provoquer de la léthargie, de la somnolence, des convulsions et même la mort à forte dose.


L’INSPIRATION
L’air que nous inspirons contient environs 21% d’oxygène et 0,04 % de dioxyde de carbone.


L’EXPIRATION
L’air que nous expirons contient 17% d’oxygène et 3% de dioxyde de carbone.


Pendant l’expiration le niveau de l’oxygène est réduit et le niveau de dioxyde de carbone s’élève.

L’ACTIVITÉ PHYSIQUE
Lorsque nous faisons des exercices ou de l’activité physique, les contractions des muscles produisent du dioxyde de carbone, un déchet respiratoire.
Pendant le processus de l’expiration, la voie sanguine (les capillaires plus précisément), transportent le dioxyde de carbone vers les poumons (les alvéoles) qui l’éliminent et pendant l’inspiration il y a passage d’oxygène de l’alvéole vers le sang.

POUR EN SAVOIR PLUS
LES VOLUMES RESPIRATOIRES/ LES CAPACITÉS PULMONAIRES
La capacité totale des poumons (CPT) humains est d’environ 6 litres d’air.
Sur ces 6L, plus d’un litre et demi (1500 ml) d’air est perdu pour les échanges (le VOLUME MORT).
Le VOLUME MORT ne participe pas aux échanges gazeux et représente le volume total de toutes les voies anatomiques conduisant l’air jusqu’aux alvéoles. La cavité buccale, les fosses nasales, le pharynx, la trachée et les bronches forment l’espace mort anatomique.
LA CAPACITÉ VITALE (CV) est d’environ 4500 ml. Les poumons ont une capacité de réserve (la capacité vitale) tant pour l’inspiration que pour l’expiration de sorte qu’ils peuvent augmenter la quantité d’air échangeable durant l’exercice. La respiration calme utilise moins de 10 % de notre capacité pulmonaire totale. Cet énorme volume en réserve permet à une personne de survive avec un seul poumon.


Les capacités pulmonaires.


La capacité vitale est composée du a) VOLUME COURANT (500 ml en moyen) du b) VOLUME DE RESERVE EXPIRATOIRE (1200 ml) et du c) VOLUME DE RESERVE INSPIRATOIRE (2500 ml).


A) LE VOLUME COURANT (VC). Dans la respiration normale seulement 500 ml d’air entre dans les poumons et ressort au repos une quantité appelée volume courant selon l’âge, le sexe de la personne. C’est la respiration « habituelle » dont on n’est pas conscient et qui s’autorégule en fonctions de besoin en oxygène.
Il est possible d’augmenter la quantité d’air qui entre et sort si on sollicite sa respiration abdominale : on peut inspirer davantage d’oxygène et éliminer plus de dioxyde de carbone de son corps.
B) LE VOLUME DE RESERVE EXPIRATOIRE (VRE) est de 1200 ml en moyenne : c’est la quantité de l’air qu’il est encore possible d’expulser par une expiration forcée, après une expiration normale. Elle est environ 0,7 litre chez une femme et 1,3 litre chez un homme.
c) LE VOLUME DE RESERVE INSPIRATOIRE (VRI) est de 2500 ml en moyenne : c’est le volume d’air maximal qu’il est possible d’inspirer dans les poumons après une inspiration normale. II peut varier de 2 à 2,5 litres selon la corpulence et l’aptitude de la personne, son état de santé et l’entrainement.
Si vous pratiquez l’expiration forcée n’ayez pas peur que vos poumons s’affaissent complètement : il y a toujours une petite quantité d’air qui reste dans les poumons et qu’on ne peut pas déplacer volontairement (LE VOLUME RÉSIDUEL ou RÉSERVE), (VR) de l’ordre d’environs 1200 ml d’air pour l’homme et 1100 ml pour la femme).

La capacité pulmonaire totale.


Le sport, l’activité physique, le yoga et les exercices de pranayama nous aident à augmenter les échanges gazeux, à renouveler l’air que nous respirons.


LE SPIROMÉTRIE

spiromètre


Pour déterminer les différents volumes respiratoires, la personne souffle dans une machine appelée une spirométrie. Les résultats sont enregistrés sur un graphique. Le VEMS est le volume d’air maximal pouvant être expiré dans une seconde.
L’EFFET DE PRANAYAMA SUR LA CAPACITÉ DE LA DIFFUSION PULMONAIRE

Un essai clinique contrôlé de l’effet du yoga (30-35 minutes de pranayama, 45 minutes d’exercices de yoga par jour pendant 2 mois) sur la capacité de la diffusion alvéolo-capillaire chez 60 patients avec

Une maladie chronique inflammatoire des bronches, le plus souvent associée à d’autres maladies

(BPCO), a montré que les patients ont pu augmenter leur consommation d’oxygène jusqu’à 5 fois. (je sais que la phrase est difficile à dire)
L’essai a conclu que les exercices de pranayama améliorent la capacité de la diffusion pulmonaire chez les patients avec une BPCO de stade léger à modéré. (Réf : Revue internationale de yoga 2012 juillet-Décembre)

UN EXERCICE SIMPLE À FAIRE DANS UN ENDROIT CALME

Respiration diaphragmatique

  • Installez-vous bien en position assise ou allongée et respirez. Au début de l’exercice, concentrez-vous sur votre inspiration.
  • Relâchez bien votre VENTRE et gonflez-le petit à petit et régulièrement comme un ballon. À ce moment votre diaphragme contracté, va descendre et s’ouvrir.
  • On peut penser à un piston. Sa descente augmente le volume de la cage thoracique en créant une pression négative ou plus simplement UN APPEL D’AIR à l’intérieur des poumons. Cette différence en pression entre l’intérieur et l’extérieur de la cage thoracique permet d’absorber une grande quantité d’oxygène.
  • Lors de l’expiration, soufflez l’air de vos poumons en rentrant votre ventre le plus possible. Vous allez remarquer que votre diaphragme remonte de façon passive et vos poumons se vident, le ventre se dégonfle. L’expulsion de l’air de votre cage thoracique est créée par l’augmentation de la pression dans la cage thoracique.
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