Les trois passoires de Socrate : un filtre pour apaiser nos mots

Bouddhaange

La puissance des mots


L’autre jour, je suis tombée sur une histoire ancienne, attribuée à Socrate, un philosophe grec connu pour sa sagesse…
Une histoire simple, presque évidente, et pourtant profondément transformatrice.

On raconte qu’un jour, quelqu’un s’approcha de lui pour lui raconter quelque chose au sujet d’un ami.

Avant de l’écouter, Socrate lui posa trois questions.

Trois filtres. Trois passoires.

La première : est-ce vrai ?
Es-tu absolument certain que ce que tu vas me dire est vrai ?

La personne hésita. Non, elle ne faisait que rapporter ce qu’elle avait entendu.

La deuxième : est-ce bienveillant ?
Ce que tu veux me dire est-il quelque chose de bon, de gentil ?

Encore une fois, la réponse fut non.

La troisième : est-ce utile ?
Est-ce que cette information va m’être utile, ou apporter quelque chose de constructif ?

Silence.

Les 3 passoires de Socrates

Est-elle toujours vraie ?
Est-elle bienveillante ?
Est-elle utile ?


Alors Socrate conclut simplement :
Si ce que tu as à me dire n’est ni vrai, ni bienveillant, ni utile… pourquoi vouloir le partager ?

Une invitation à ralentir

Cette petite histoire agit comme un miroir.

Dans notre quotidien, les mots circulent vite.
Parfois trop vite.

Nous parlons pour combler un silence,
pour évacuer une émotion,
ou simplement par habitude.

Mais combien de fois nos paroles passent-elles réellement à travers ces trois filtres ?

Parler avec conscience

Ces trois passoires ne sont pas là pour nous faire taire,
mais pour nous inviter à plus de conscience.

Avant de parler, on peut doucement se demander :

Est-ce que je sais que c’est vrai… ou est-ce une supposition ?
Est-ce que mes mots vont nourrir ou blesser ?
Est-ce que cela va apporter quelque chose de juste, de nécessaire ?

Ce n’est pas toujours facile.
Mais rien que le fait de se poser la question change déjà la qualité de notre présence.

Et si on appliquait aussi ces filtres… à soi-même ?

Ce qui est touchant, c’est que ces passoires ne concernent pas seulement ce que nous disons aux autres.

Elles peuvent aussi s’appliquer à notre dialogue intérieur.

Cette petite voix en nous…
Est-elle toujours vraie ?
Est-elle bienveillante ?
Est-elle utile ?

Souvent, non.

Et peut-être que là aussi, il est possible de filtrer,
de laisser passer uniquement ce qui soutient, apaise et fait grandir.

Une pratique au quotidien

On pourrait voir ces trois passoires comme un exercice de pleine conscience.

Un petit espace entre l’impulsion et la parole.

Un instant pour respirer…
et choisir.

Choisir des mots plus justes,
plus doux,
plus utiles.

Et peut-être qu’ainsi, petit à petit,
nos échanges deviennent plus légers,
plus vrais,
plus humains.

Ce qu’il faut retenir

Les trois passoires de Socrate ne sont pas une règle stricte.

Elles sont une invitation.

Une invitation à ralentir,
à écouter autrement,
et à semer, à travers nos mots,
un peu plus de paix.

Et si aujourd’hui, nous laissions passer seulement ce qui mérite vraiment d’être partagé ?

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