
Le foie transforme une substance appelée bilirubine afin de pouvoir l’éliminer.
Cette année, j’ai rendu visite à une médecin.
Dès qu’elle m’a vue, elle m’a dit que j’étais jaune (non, je ne portais pas de vêtements jaunes ce jour-là 😊) et que je devais faire une prise de sang pour vérifier le foie.
La prise de sang a révélé que la bilirubine était élevée.
S’en sont suivis plusieurs rendez-vous : une échographie abdominale et une consultation chez un spécialiste du foie, un hépatologue.
Ce spécialiste — qui faisait lui-même partie de ce club très select des personnes atteintes du syndrome de Gilbert — m’a expliqué que 5 % de la population en est atteinte, souvent sans le savoir.
Ce syndrome est totalement bénin.
Avec le recul, je peux dire que j’ai probablement vécu plus de la moitié de ma vie avec, sans même le savoir.
Voici donc un article pour mieux comprendre le syndrome de Gilbert.
🌞 Le syndrome de Gilbert
En 1901, le gastro-entérologue Agustín Nicolás Gilbert a décrit pour la première fois le syndrome de Gilbert. Le syndrome de Gilbert est une petite particularité génétique très fréquente (environ 5 à 10 % des personnes en Europe).
Ce n’est pas une maladie du foie.
C’est simplement une enzyme hépatique qui fonctionne un peu plus lentement que la moyenne.
Concrètement :
Le foie transforme une substance appelée bilirubine afin de pouvoir l’éliminer.
Dans le syndrome de Gilbert, cette transformation est un peu moins efficace.
Résultat :
• La bilirubine « non transformée » s’accumule légèrement
• Cela peut donner une légère coloration jaune des yeux ou de la peau

Cela peut donner une légère coloration jaune des yeux ou de la peau.
Mais :
• Le foie est sain
• Les transaminases (ASAT, ALAT) et les GGT sont normales
• Il n’y a aucun danger
• On vit parfaitement normalement avec
Souvent, on le découvre par hasard à l’âge adulte.
🌿 Quand la jaunisse apparaît-elle ?
Chez les personnes ayant un syndrome de Gilbert, la coloration jaune peut apparaître :
• En période de fatigue
• En cas de stress
• Lorsqu’on saute des repas
• Après une infection
• En cas de déshydratation
Puis elle disparaît.
C’est fluctuant.
Beaucoup de personnes vivent avec ce syndrome sans jamais le savoir.
🌙 Bilirubine libre vs bilirubine conjuguée
1️⃣ La bilirubine libre (ou indirecte)
Elle provient de la destruction normale des globules rouges.
Chaque jour, le corps recycle ses globules rouges, ce qui produit de la bilirubine.
Cette bilirubine est :
• Insoluble dans l’eau
• Non encore transformée
• Appelée « libre » ou « indirecte »
Elle circule ensuite jusqu’au foie.
2️⃣ La bilirubine conjuguée (ou directe)
Dans le foie, une enzyme transforme la bilirubine libre.
Elle devient alors :
• Soluble dans l’eau
• Prête à être éliminée dans la bile
C’est la bilirubine conjuguée.
🌸 Et le syndrome de Gilbert dans tout ça ?
Le syndrome de Gilbert est simplement une petite particularité :
• Il peut accentuer la fatigue en période de stress
• Il rend le corps un peu plus sensible
Et surtout, les manifestations apparaissent souvent lorsque le corps est fatigué, stressé ou après un effort physique.
🌱 Y a-t-il un traitement ?
Il n’existe aucun traitement spécifique pour le syndrome de Gilbert, car il s’agit d’une condition bénigne qui ne nécessite pas de prise en charge médicale particulière.
En revanche, adopter une bonne hygiène de vie permet de limiter les épisodes de fatigue ou de jaunisse.
Il est recommandé de :
• Éviter le tabac
• Bien s’hydrater tout au long de la journée
• Pratiquer une activité physique régulière
• Privilégier une alimentation saine, riche en fruits et légumes
• Limiter la consommation d’alcool
Ces habitudes simples soutiennent le bon fonctionnement du foie et, plus largement, l’équilibre du corps.
🌿 Dernières pensées

Prendre soin de son corps, ce n’est pas contraindre… c’est coopérer avec lui.
Aujourd’hui, cette découverte résonne différemment en moi.
Je comprends mieux cette expression : « rien n’arrive par hasard ».
Le corps a sa propre intelligence. Il parle, il alerte, il nous guide… encore faut-il apprendre à l’écouter.
Avec le recul, je comprends aussi pourquoi j’ai quitté le monde de l’entreprise, où j’étais une salariée stressée, pour me tourner vers une activité qui a du sens pour moi : accompagner les autres en tant que praticienne du bien-être et professeure de yoga.
Chaque jour, j’aide des personnes à mieux gérer leur stress, à se reconnecter à elles-mêmes, à retrouver un équilibre. Et surtout, je leur transmets des outils que j’applique moi-même au quotidien.
Car il ne s’agit pas seulement de savoir… mais de vivre, ressentir et intégrer.
Aujourd’hui plus que jamais, l’écoute et le respect de notre corps sont essentiels.
Ils ne sont pas un luxe, mais une nécessité.
Prendre soin de son énergie, apprendre à gérer sa fatigue, apaiser son stress…
ce sont des clés précieuses pour vivre en harmonie avec soi-même.
Et parfois, même une “petite particularité” comme le syndrome de Gilbert peut devenir une invitation à ralentir, à s’écouter… et à se réaligner.
👉 « prendre soin de son corps, ce n’est pas contraindre… c’est coopérer avec lui »